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Economics

Comment les Tarifs des États-Unis Ont Freiné la Croissance du Marché du Travail au Canada

Julian Singh
Last updated: April 2, 2026 10:09 AM
Julian Singh
1 hour ago
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Quand Donald Trump a dévoilé son imposant train de tarifs douaniers il y a un an, les manufacturiers canadiens se sont préparés au choc. Un an plus tard, le bilan est lourd : 51 800 emplois perdus dans le secteur manufacturier seulement, une population en déclin qui complique les efforts de relance, et des économistes qui avertissent que le pire n’est peut-être pas derrière nous. Ce qui a commencé comme des droits ciblés sur l’acier, l’aluminium et les pièces automobiles s’est transformé en quelque chose de plus insidieux — une hémorragie lente qui menace maintenant des secteurs de services qu’on croyait à l’abri des différends commerciaux.

Les chiffres racontent l’histoire d’une résilience qui atteint ses limites. Le taux de chômage canadien s’est maintenu autour de 6,7 % jusqu’en février, un chiffre qui masque une turbulence importante sous la surface. L’Ontario, lourdement manufacturier, a encaissé le gros des pertes d’emplois, tandis que le secteur de la santé a ajouté 92 000 postes à l’échelle nationale. Sur papier, les services ont gagné 85 900 emplois pendant que les secteurs producteurs de biens en perdaient 34 200. Mais cette arithmétique cache une réalité troublante : le pare-feu entre les industries exposées au commerce et l’économie en général commence à se fissurer.

Brendon Bernard, économiste principal chez Indeed, décrit la dernière année comme étant « statique » plutôt que stable. Cette distinction est importante. Statique suggère une économie qui fait du sur-place, qui ne prend pas d’élan. Les chiffres mensuels de l’emploi ont oscillé entre gains et pertes, février ayant livré une baisse de 84 000 emplois menée par les services. La volatilité reflète à la fois une véritable incertitude économique et des changements démographiques qui mettraient au défi n’importe quel marché du travail, tarifs ou pas.

Les tarifs du Liberation Day de Trump, bien que récemment déclarés illégaux par la Cour suprême américaine, ont mis en branle une perturbation commerciale qui a commencé bien avant avril 2025. Les droits sectoriels sur les produits canadiens se sont matérialisés en mars de l’année dernière et demeurent en vigueur. Pour les travailleurs de la fabrication automobile, des aciéries et des usines d’aluminium, les nuances juridiques importent bien moins que les mises à pied et les quarts de travail réduits qui ont suivi.

Andrew DiCapua, économiste principal à la Chambre de commerce du Canada, pointe vers un indicateur retardé qui le garde éveillé la nuit : le recalibrage des contrats. Plusieurs ententes de travail dans le secteur manufacturier fonctionnent sur des cycles de six ou douze mois. Les entreprises qui ont absorbé les chocs tarifaires initiaux en mangeant les coûts ou en puisant dans leurs inventaires arrivent maintenant aux dates de renouvellement de contrats. DiCapua s’attend à une nouvelle vague d’ajustements de main-d’œuvre alors que ces ententes se renouvellent et que les entreprises concilient leurs besoins en personnel avec une demande d’exportation diminuée.

L’utilisation de la capacité industrielle — une mesure de combien les usines canadiennes produisent par rapport à leur potentiel — a atteint 78,5 % au quatrième trimestre. Ce chiffre a baissé modestement par rapport aux trimestres précédents, mais c’est la trajectoire qui préoccupe les économistes plus que le niveau absolu. Quand les usines ne tournent pas à plein régime, elles n’ont pas besoin d’équipes complètes. Les chaînes de production vides se traduisent directement en travailleurs excédentaires.

C’est dans l’effet d’entraînement que la politique commerciale rencontre la vie quotidienne. DiCapua offre un exemple frappant : un travailleur de pièces automobiles dans le sud-ouest de l’Ontario perd un quart de travail régulier. Ce travailleur saute son café du matin au Tim Hortons. Multipliez cette décision par des milliers de travailleurs affectés, et le café commence à voir ses ventes mollir. Éventuellement, Tim Hortons réduit les heures du personnel. Ces employés coupent dans leurs dépenses discrétionnaires. L’agence de pub qui s’occupe du marketing de Tim Hortons voit son contrat réduit. L’onde de choc se propage.

L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique — les provinces les plus exposées aux tarifs américains — montrent une croissance des services plus faible que les régions moins dépendantes du commerce. DiCapua hésite à tracer des liens de causalité fermes mais note que la corrélation est difficile à ignorer. L’anxiété tarifaire et les véritables vents contraires économiques s’alimentent mutuellement, créant un malaise général qui ralentit l’activité au-delà de l’atelier.

Kari Norman, économiste principale chez Desjardins, reconnaît que la douleur a été sévère pour les individus et certains secteurs spécifiques, tout en notant que l’impact national global a été moins catastrophique que les prévisions initiales le suggéraient. Ses perspectives dépendent considérablement de la révision à venir de l’accord commercial Canada-États-Unis-Mexique prévue plus tard cette année. Si le Canada sort de ces négociations avec des niveaux tarifaires à peu près là où ils se situent aujourd’hui et une certaine certitude rétablie, Norman s’attend à ce que l’emploi manufacturier se stabilise plutôt que de continuer son déclin.

Ce scénario représente le cas optimiste. Il suppose aucune escalade supplémentaire, des résultats de négociation rationnels, et suffisamment de temps pour que les chaînes d’approvisionnement s’ajustent. Ce sont des hypothèses substantielles à une époque où la politique commerciale change au gré des humeurs présidentielles et des calculs géopolitiques.

L’embauche robuste dans le secteur de la santé — 92 000 emplois ajoutés — reflète une réalité démographique à plus long terme qui entre en collision avec les besoins immédiats de main-d’œuvre. La population canadienne vieillit rapidement. Les provinces investissent massivement dans le personnel pour prendre soin de cette cohorte vieillissante. Ces emplois existent largement indépendamment des flux commerciaux, bien qu’une faiblesse économique soutenue pourrait éventuellement contraindre les budgets provinciaux et ralentir l’embauche dans le secteur public.

Le rapport d’emploi de février a secoué les économistes non seulement pour ses pertes globales mais pour où ces pertes se sont produites. Les services étaient censés amortir la chute du secteur manufacturier. Quand les services commencent à se contracter, le filet de sécurité s’effiloche. Bernard suggère qu’une partie de la faiblesse de février pourrait être du bruit statistique. L’enquête mensuelle sur la population active est notoirement volatile. L’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail — un ensemble de données moins opportun mais plus stable — a montré une croissance stable au quatrième trimestre quand l’enquête sur la population active rapportait des hausses. Faire une moyenne à travers les sources de données suggère des tendances plus lentes mais plus régulières que ne l’impliquent les gros titres mensuels.

Sous l’histoire des tarifs se cache une transformation démographique qui mettrait les décideurs au défi indépendamment de la politique commerciale. Statistique Canada a rapporté que la population canadienne a diminué en 2025, le premier déclin annuel enregistré. La combinaison des baby-boomers qui prennent leur retraite en masse et d’une immigration fortement réduite rétrécit la population active elle-même. Quand moins de gens cherchent du travail, l’économie n’a pas besoin de créer autant d’emplois pour garder le chômage stable.

Bernard soutient que cette réalité démographique rendra les baisses mensuelles d’emploi plus courantes même en l’absence de détérioration économique. Une ligne de tendance plate signifie plus de volatilité autour de ce nombre plat. Une croissance de l’emploi qui aurait été considérée comme faible il y a cinq ans pourrait être adéquate en 2026 simplement parce qu’il y a moins de nouveaux travailleurs qui entrent sur le marché.

Ce changement démographique est à la fois une bénédiction et une malédiction. Il modère les hausses du taux de chômage durant les ralentissements économiques. Mais il contraint aussi le potentiel de croissance durant les reprises. Une économie avec une population active en déclin ne peut pas augmenter la production sans des gains de productivité que le Canada a historiquement eu du mal à livrer.

Desjardins prévoit que le taux de chômage se maintiendra autour de 6,7 % jusqu’en 2026 avant une modeste amélioration en 2027. Norman voit des points positifs potentiels. L’augmentation des dépenses gouvernementales en défense et en infrastructure pourrait générer des emplois en construction et secteurs connexes. L’impact de la guerre en Iran sur les prix mondiaux de l’énergie pourrait paradoxalement bénéficier à certains travailleurs canadiens. La flambée des coûts du carburéacteur fait grimper les tarifs aériens, rendant les vacances internationales prohibitives pour plusieurs familles. Ça pourrait rediriger les dépenses touristiques vers des destinations nationales, soutenant les emplois saisonniers dans l’hôtellerie et les loisirs.

Le marché des emplois d’été pour les jeunes, qui a connu un chômage élevé, pourrait bénéficier de familles qui choisissent des road trips dans les parcs nationaux canadiens plutôt que des vols vers l’Europe. C’est une lueur d’espoir mince — tirer parti de l’instabilité géopolitique pour améliorer marginalement l’emploi des jeunes — mais les économistes à la recherche de poches de croissance vont prendre ce qu’ils peuvent trouver.

La révision de l’accord commercial se profile comme l’événement déterminant pour l’emploi manufacturier cette année. Une résolution négociée qui fournirait de la clarté et éviterait une escalade tarifaire supplémentaire permettrait aux entreprises de planifier les investissements et les besoins en main-d’œuvre au-delà du prochain appel de résultats trimestriels. Le secteur manufacturier pourrait se stabiliser, sinon prospérer. L’échec d’atteindre un accord ou des couches tarifaires supplémentaires déclencheraient presque certainement une autre ronde de coupures d’emplois et d’ajustements de capacité.

Le Canada entre dans cette négociation d’une position de faiblesse. La dernière année a démontré que les perturbations commerciales frappent les travailleurs canadiens plus durement et plus rapidement que les Américains, fonction de la taille économique relative et de la dépendance aux exportations. L’équipe de Trump comprend cet effet de levier. Les négociateurs canadiens devront équilibrer la défense des intérêts nationaux contre la réalité qu’une escalade supplémentaire endommage un marché du travail déjà fragile.

Pour les travailleurs du secteur manufacturier, les débats politiques abstraits se traduisent en anxiétés immédiates. Mon usine va-t-elle encore fonctionner dans six mois? Devrais-je me recycler pour une autre industrie? Ma pension est-elle sécuritaire si mon employeur ne peut pas concurrencer des rivaux américains protégés par les tarifs? Ces questions n’ont pas de réponses faciles, et les données du marché du travail ne peuvent pas capturer le péage psychologique de l’incertitude économique soutenue.

Le marché du travail canadien navigue un double choc : les pressions tarifaires externes et la transformation démographique interne. L’un ou l’autre seul présenterait des défis significatifs. Ensemble, ils créent un tableau d’emploi statique qui pourrait persister pendant des années. La croissance de l’emploi a ralenti non seulement à cause de la politique commerciale mais parce qu’il y a moins de Canadiens qui entrent sur le marché du travail. Le secteur manufacturier a perdu des emplois non seulement à cause des tarifs mais de l’automatisation et des pressions concurrentielles mondiales qui précèdent les droits de Trump.

Démêler ces forces est presque impossible en temps réel. Mais pour les décideurs et les travailleurs, la distinction pourrait ne pas importer. Le résultat est le même : un marché du travail qui avance péniblement sans élan, vulnérable à d’autres chocs, et qui peine à générer le genre de croissance d’emploi généralisée qui caractérisait les décennies précédentes. Un an après le Liberation Day, le marché de l’emploi canadien semble moins libéré que coincé.

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