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Media Wall News > Society > Préoccupations de sécurité et d’environnement au camp de squatters de Peachland
Society

Préoccupations de sécurité et d’environnement au camp de squatters de Peachland

Daniel Reyes
Last updated: April 3, 2026 6:25 AM
Daniel Reyes
2 hours ago
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Un campement sauvage fait débat au-dessus de Peachland

La colline surplombant Peachland est devenue un véritable point de tension. Ce qui a commencé comme un petit campement le long du ruisseau Trepanier s’est transformé en un vaste établissement de VR, de tentes et de structures de fortune. Les résidents du coin comptent maintenant plus de 37 personnes qui y vivent. Ça soulève des questions auxquelles personne ne semble prêt à répondre.

Julie Gette habite tout près et a vu la situation se détériorer au cours de la dernière année. « Ça devient vraiment hors de contrôle », dit-elle. Sa frustration fait écho à celle d’autres voisins qui voient le campement s’agrandir de semaine en semaine. Une vingtaine de roulottes occupent maintenant le secteur du Upper Trepanier Bench, entourées d’abris couverts de bâches et d’un assortiment de meubles et d’équipement venus d’on ne sait où.

L’encombrement visuel, c’est une chose. Les dommages environnementaux potentiels, c’en est une autre. Des tuyaux serpentent jusqu’au ruisseau, puisant apparemment l’eau directement d’une source que la signalisation locale identifie comme un bassin versant sensible. Des piles de pneus de voiture côtoient des remorques pleines de déchets. Des véhicules et des bateaux reposent sur des chandelles un peu partout sur le site.

Kyle Gette, un autre résident du secteur, ne mâche pas ses mots sur ce qu’il constate. « C’est devenu vraiment sale et dégueulasse », lance-t-il. Cette franchise reflète un malaise croissant quant à ce qui s’infiltre dans le sol et dans l’eau. La possibilité d’une contamination par les eaux usées et les eaux d’égout plane, surtout que plusieurs ménages du coin dépendent de ce même ruisseau pour leur approvisionnement en eau.

« Y’a plein de nos voisins qui s’alimentent de ce ruisseau, donc c’est préoccupant », souligne Julie Gette. « On a beaucoup de voisins maintenant qui vont faire tester leur puits. » Les tests de qualité de l’eau, ça coûte cher, et c’est une dépense que les voisins ne s’attendaient jamais à assumer à cause d’un campement non autorisé en amont.

Le risque d’incendie ajoute une autre couche d’inquiétude. L’Okanagan n’est pas étranger aux feux de forêt. Peachland se trouve dans un secteur qui a déjà vu des flammes et qui en verra d’autres. Les résidents suivent des règles strictes concernant les appareils de chauffage et les feux extérieurs. Pourtant, le campement fonctionne sans aucune contrainte du genre.

« Nous, on n’a pas le droit d’installer un poêle à bois dans notre maison, mais eux ont tous des poêles de fortune qui sortent de leurs roulottes », dit Kyle Gette. « C’est préoccupant. On vit en territoire de feu. On est dans une zone à haut risque d’incendie. » Le deux poids deux mesures énerve, surtout quand une étincelle égarée pourrait menacer des maisons et des vies partout sur le plateau.

Les terres de la Couronne provinciales sont régies par des règles précises. Les Britanno-Colombiens peuvent camper sur les terres de la Couronne, mais la loi limite les séjours à 14 jours à un même endroit. Le campement au-dessus de Peachland est là depuis bien plus longtemps. L’application de la loi, par contre, semble prise dans un imbroglio bureaucratique que personne ne veut démêler.

Les résidents frustrés appellent divers paliers de gouvernement et organismes depuis des mois. La réponse a été ce qu’un résident anonyme a décrit comme du renvoi de responsabilités. « Tout le monde s’en lave les mains et peu importe où on se tourne ou où on va », dit le résident. « C’est genre, c’est pas notre responsabilité, c’est la responsabilité de quelqu’un d’autre. »

Ce genre de renvoi, c’est familier pour quiconque a essayé de naviguer dans les mandats gouvernementaux qui se chevauchent. Les terres provinciales, ça veut dire juridiction provinciale, en théorie. Mais les services sociaux, la santé publique, la protection de l’environnement et l’application des règlements touchent tous différents ministères et organismes. Quand personne ne veut revendiquer la propriété d’un problème, rien ne se fait.

Jeudi soir, le gouvernement provincial a émis une déclaration en réponse aux demandes des médias. Le Service des agents des ressources naturelles a confirmé être au courant des individus sur les terres de la Couronne près du ruisseau Trepanier. Plus important encore, la déclaration indiquait que le ministère du Développement social et de la Réduction de la pauvreté prévoit visiter le site au cours du prochain mois. L’objectif est de rencontrer les gens qui y vivent et de discuter des soutiens ou services qui pourraient être disponibles.

Ça sonne comme un point de départ, même si les résidents ont déjà entendu des promesses. La déclaration n’offre aucun échéancier pour le nettoyage, aucune mention d’application de la loi et aucune clarté sur ce qui arrive si les gens refusent de partir. Une visite des services sociaux, ce n’est pas la même chose qu’une action sur la contamination environnementale ou les risques d’incendie.

Un résident du secteur qui a préféré garder l’anonymat a essayé de trouver un équilibre entre frustration et empathie. « Je sais que les temps sont durs, alors on peut pas être trop durs avec les gens », dit le résident. « Mais en même temps, je veux vraiment pas voir cette situation dégénérer. » Cette tension traverse une grande partie du débat sur le logement et l’itinérance en Colombie-Britannique. La compassion pour les gens sans logement stable rencontre des préoccupations légitimes concernant la sécurité publique et la protection de l’environnement.

La situation de Peachland n’est pas unique. Des campements sur les terres de la Couronne sont apparus partout dans la province alors que les coûts du logement montent en flèche et que les soutiens sociaux ne suivent pas le rythme. Les zones rurales sans règlements municipaux ou application régulière deviennent des aimants pour les gens chassés des villes par les prix ou cherchant à éviter les règles des refuges urbains. Le résultat est souvent un conflit entre ceux qui vivent à la dure et ceux qui habitent à proximité.

Ce qui rend le campement du ruisseau Trepanier particulièrement troublant, c’est la convergence des risques. La contamination de l’eau menace une ressource partagée. Le danger d’incendie met des vies en jeu. L’accumulation de déchets dégrade des terres qui appartiennent à tous les Britanno-Colombiens. Ce ne sont pas des questions de politique abstraites. Ce sont des problèmes immédiats et concrets qui exigent des réponses immédiates et concrètes.

La déclaration du gouvernement provincial suggère une prise de conscience mais s’arrête avant l’engagement. Offrir des services sociaux, c’est important. Faire respecter les règles d’utilisation des terres aussi. Les deux peuvent se faire en même temps, mais seulement si quelqu’un décide de le faire. Les résidents au-dessus de Peachland attendent de voir si quelqu’un va le faire.


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ByDaniel Reyes
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Investigative Journalist, Disinformation & Digital Threats

Based in Vancouver

Daniel specializes in tracking disinformation campaigns, foreign influence operations, and online extremism. With a background in cybersecurity and open-source intelligence (OSINT), he investigates how hostile actors manipulate digital narratives to undermine democratic discourse. His reporting has uncovered bot networks, fake news hubs, and coordinated amplification tied to global propaganda systems.

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