{"id":23208,"date":"2025-11-22T11:07:51","date_gmt":"2025-11-22T15:07:51","guid":{"rendered":"https:\/\/mediawall.news\/groupe-oiseaux-nouveau-brunswick-30-ans-suivi-vols\/"},"modified":"2025-11-22T11:08:01","modified_gmt":"2025-11-22T15:08:01","slug":"groupe-oiseaux-nouveau-brunswick-30-ans-suivi-vols","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.mediawall.news\/fr\/groupe-oiseaux-nouveau-brunswick-30-ans-suivi-vols\/","title":{"rendered":"Groupe d&rsquo;observation des oiseaux du Nouveau-Brunswick c\u00e9l\u00e8bre 30 ans de suivi des vols"},"content":{"rendered":"<article>\n<p>L&rsquo;air frais d&rsquo;automne ne d\u00e9courage pas Jim Wilson qui se tient \u00e0 Point Lepreau, jumelles lev\u00e9es vers le ciel. En tant que coordinateur du recensement d&rsquo;oiseaux du Club des naturalistes de Saint-Jean, il observe ce m\u00eame bout de c\u00f4te n\u00e9o-brunswickoise depuis trois d\u00e9cennies.<\/p>\n<p><b>\u00ab Quand on a commenc\u00e9 en 1994, on avait seulement quatre b\u00e9n\u00e9voles et on comptait peut-\u00eatre quelques milliers d&rsquo;oiseaux \u00bb<\/b>, se souvient Wilson en ajustant sa casquette us\u00e9e contre la brise c\u00f4ti\u00e8re. <b>\u00ab L&rsquo;automne dernier, notre \u00e9quipe de vingt-deux personnes a rep\u00e9r\u00e9 plus de 120 000 oiseaux en une seule saison. C&rsquo;est une sacr\u00e9e quantit\u00e9 d&rsquo;oiseaux. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Le Club des naturalistes de Saint-Jean c\u00e9l\u00e8bre cette ann\u00e9e son 30e anniversaire de recensement syst\u00e9matique d&rsquo;oiseaux, ce qui en fait l&rsquo;un des projets de science citoyenne les plus anciens du Canada atlantique. Ce qui a commenc\u00e9 comme un passe-temps s&rsquo;est transform\u00e9 en une base de donn\u00e9es cruciale qui suit les mod\u00e8les migratoires, les changements de population et les effets des changements climatiques sur les esp\u00e8ces locales.<\/p>\n<p>Lors d&rsquo;une journ\u00e9e typique de comptage, les b\u00e9n\u00e9voles se positionnent \u00e0 des points strat\u00e9giques le long de la c\u00f4te de la baie de Fundy. Arm\u00e9s de t\u00e9lescopes d&rsquo;observation, de carnets et d&rsquo;une patience infinie, ils comptent tout, des eiders \u00e0 duvet aux rares faucons gerfauts. La saison de comptage s&rsquo;\u00e9tend de mi-ao\u00fbt \u00e0 novembre, capturant le pic de la migration automnale.<\/p>\n<p><b>\u00ab Les oiseaux nous en disent tellement sur notre environnement \u00bb<\/b>, explique Jane Richardson, enseignante de biologie \u00e0 la retraite qui a rejoint le recensement d\u00e8s sa deuxi\u00e8me ann\u00e9e. <b>\u00ab Ils sont comme des barom\u00e8tres volants pour la sant\u00e9 de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Les donn\u00e9es recueillies par ces ornithologues d\u00e9vou\u00e9s n&rsquo;ont pas simplement accumul\u00e9 la poussi\u00e8re. Leurs registres ont contribu\u00e9 aux plans provinciaux de gestion de la faune, aux \u00e9tudes d&rsquo;impact environnemental et \u00e0 la recherche universitaire \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 du Nouveau-Brunswick. Apr\u00e8s trois d\u00e9cennies, des tendances \u00e9mergent qui pourraient autrement rester invisibles.<\/p>\n<p><b>\u00ab Nous avons document\u00e9 le r\u00e9tablissement spectaculaire des pygargues \u00e0 t\u00eate blanche \u00bb<\/b>, souligne Wilson. <b>\u00ab Lors de notre premi\u00e8re ann\u00e9e, voir un aigle \u00e9tait une raison de c\u00e9l\u00e9brer. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, nous en avons compt\u00e9 86 en une seule journ\u00e9e. C&rsquo;est l&rsquo;une de nos grandes r\u00e9ussites en mati\u00e8re de conservation. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Toutes les tendances ne sont cependant pas positives. Les registres m\u00e9ticuleux du groupe montrent des d\u00e9clins importants chez plusieurs esp\u00e8ces d&rsquo;oiseaux de rivage, notamment le b\u00e9casseau semipalm\u00e9. Ces petits oiseaux discrets migrent des aires de reproduction arctiques vers l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud, s&rsquo;arr\u00eatant pour se ravitailler dans la baie de Fundy.<\/p>\n<p><b>\u00ab Il y a trente ans, on voyait des nuages de b\u00e9casseaux &#8211; des dizaines de milliers en une seule vol\u00e9e \u00bb<\/b>, raconte Wilson. <b>\u00ab Ces chiffres ont chut\u00e9 d&rsquo;environ quarante pour cent. C&rsquo;est inqui\u00e9tant. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Sabine Dietz, biologiste provinciale de la faune, appr\u00e9cie les contributions du club. <b>\u00ab Ce qui rend leurs donn\u00e9es si puissantes, c&rsquo;est la coh\u00e9rence \u00bb<\/b>, explique-t-elle. <b>\u00ab Quand vous avez les m\u00eames endroits surveill\u00e9s de la m\u00eame fa\u00e7on pendant trois d\u00e9cennies, vous pouvez s\u00e9parer les fluctuations al\u00e9atoires des tendances r\u00e9elles. On ne peut pas mettre un prix sur ce genre d&rsquo;information. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Le recensement a \u00e9galement document\u00e9 l&rsquo;arriv\u00e9e de nouvelles esp\u00e8ces au Nouveau-Brunswick. Les grandes aigrettes, les ibis luisants et les grues du Canada \u2013 des oiseaux traditionnellement observ\u00e9s plus au sud \u2013 sont des observations de plus en plus courantes. Selon les mod\u00e8les de projection climatique d&rsquo;Environnement Canada, cette expansion vers le nord des territoires est coh\u00e9rente avec le r\u00e9chauffement des temp\u00e9ratures.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode de comptage elle-m\u00eame est remarquablement simple. Les b\u00e9n\u00e9voles travaillent par quarts de deux heures, documentant chaque oiseau qui survole leur poste. Esp\u00e8ces, nombres, direction de vol \u2013 tout est m\u00e9ticuleusement enregistr\u00e9. \u00c0 la fin de la journ\u00e9e, l&rsquo;\u00e9quipe compile ses totaux, en veillant \u00e0 \u00e9viter les doublons.<\/p>\n<p>Mais la simplicit\u00e9 technique cache le d\u00e9fi. <b>\u00ab Essayez d&rsquo;identifier un canard volant \u00e0 un kilom\u00e8tre au large dans la lumi\u00e8re d\u00e9clinante \u00bb<\/b>, rit Carol Gillis, qui a rejoint le comptage il y a cinq ans. <b>\u00ab \u00c7a prend de la pratique et un certain type de patience. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Le groupe accueille les nouveaux venus de tous niveaux d&rsquo;exp\u00e9rience. Peter McKenna, un postier \u00e0 la retraite, ne connaissait presque rien aux oiseaux lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est port\u00e9 volontaire pour la premi\u00e8re fois en 2018.<\/p>\n<p><b>\u00ab Je ne pouvais pas distinguer un cormoran d&rsquo;une corneille \u00bb<\/b>, admet-il. <b>\u00ab Maintenant, je peux identifier la plupart des esp\u00e8ces locales rien qu&rsquo;\u00e0 leurs silhouettes. Les ornithologues exp\u00e9riment\u00e9s ici sont des enseignants incroyables. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la science, il y a une camaraderie ind\u00e9niable. Le recensement a favoris\u00e9 des amiti\u00e9s qui traversent les g\u00e9n\u00e9rations et les milieux. Les entreprises locales soutiennent \u00e9galement l&rsquo;effort \u2013 un caf\u00e9 voisin livre r\u00e9guli\u00e8rement des boissons chaudes aux compteurs pendant les matin\u00e9es froides.<\/p>\n<p>Le Club des naturalistes s&rsquo;est modernis\u00e9 avec le temps. Leurs d\u00e9couvertes, autrefois enregistr\u00e9es exclusivement dans des journaux manuscrits, alimentent maintenant des bases de donn\u00e9es num\u00e9riques accessibles aux chercheurs du monde entier. Ils ont adopt\u00e9 eBird, une plateforme de l&rsquo;Universit\u00e9 Cornell qui regroupe les observations d&rsquo;oiseaux \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les avanc\u00e9es technologiques, l&rsquo;essence reste inchang\u00e9e \u2013 des gens qui observent les oiseaux, comptent soigneusement et contribuent \u00e0 notre compr\u00e9hension du monde naturel.<\/p>\n<p>Alors que le club c\u00e9l\u00e8bre son 30e anniversaire, ils pr\u00e9voient des \u00e9v\u00e9nements sp\u00e9ciaux tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e, y compris des promenades publiques d&rsquo;observation d&rsquo;oiseaux et une exposition r\u00e9trospective au Mus\u00e9e du Nouveau-Brunswick pr\u00e9sentant des photographies et des visualisations de donn\u00e9es de trois d\u00e9cennies de recensements.<\/p>\n<p><b>\u00ab Les gens nous demandent parfois pourquoi nous faisons cela ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e \u00bb<\/b>, r\u00e9fl\u00e9chit Wilson en rangeant son t\u00e9lescope \u00e0 l&rsquo;approche du soir. <b>\u00ab Je leur dis que c&rsquo;est comme lire un chapitre dans une histoire sans fin. Les oiseaux nous racontent quelque chose d&rsquo;important. Nous devons simplement continuer \u00e0 nous pr\u00e9senter pour l&rsquo;entendre. \u00bb<\/b><\/p>\n<p>Pour ceux qui souhaitent rejoindre le recensement, le Club des naturalistes de Saint-Jean accueille des b\u00e9n\u00e9voles quelle que soit leur exp\u00e9rience. Comme le dit Wilson, <b>\u00ab La seule exigence est la curiosit\u00e9. Les oiseaux vous apprendront le reste. \u00bb<\/b><\/p>\n<\/article>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;air frais d&rsquo;automne ne d\u00e9courage pas Jim Wilson qui se tient \u00e0 Point Lepreau, jumelles lev\u00e9es vers le ciel. 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