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Media Wall News > Energy & Climate > Les prix du gaz au Canada augmentent en raison du conflit en Iran
Energy & Climate

Les prix du gaz au Canada augmentent en raison du conflit en Iran

Amara Deschamps
Last updated: April 2, 2026 4:33 PM
Amara Deschamps
3 hours ago
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L’essence à la pompe

Le tronçon d’autoroute entre Kelowna et Vancouver était plus achalandé que d’habitude jeudi matin dernier. Sandra Kwong, graphiste de retour chez elle après avoir rendu visite à sa sœur, s’est arrêtée à une station Husky juste à la sortie de Hope. Les chiffres numériques sur la pompe ont dépassé quatre-vingt-dix dollars avant que le réservoir de sa Honda Civic soit plein. Elle a secoué la tête, empoché le reçu et s’est réinsérée sur la Transcanadienne. Deux semaines plus tôt, le même plein lui avait coûté soixante-huit dollars.

Kwong n’est pas la seule. Partout au Canada, les automobilistes font face à une hausse brutale du prix de l’essence liée à l’escalade des tensions au Moyen-Orient. La guerre en Iran, qui a débuté fin février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires, a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales en pétrole et fait grimper les prix à un rythme qu’on n’avait pas vu depuis des années. Pour les familles qui planifient des road trips de Pâques ou les navetteurs quotidiens déjà à bout de souffle financièrement, le moment ne pourrait pas être pire.

Patrick De Haan, analyste pétrolier chez GasBuddy, affirme que les Canadiens doivent se préparer à des hausses continues. Les prix du pétrole ont bondi d’environ dix pour cent en une seule journée cette semaine, souligne-t-il, et cette volatilité se répercute à chaque pompe de St. John’s à Victoria. La moyenne nationale pour l’essence ordinaire se situe maintenant autour de 180,8 cents le litre, en hausse de près de neuf cents en seulement sept jours. Le diesel, qui alimente une bonne partie du transport de marchandises et de l’agriculture au Canada, devrait dépasser 225 cents le litre d’ici quarante-huit heures. Ce serait un nouveau record national.

La douleur n’est pas répartie également. Les communautés côtières de la Colombie-Britannique, des Maritimes, du Québec et de Terre-Neuve subissent certaines des hausses les plus abruptes. De Haan explique que ces régions dépendent du pétrole qui peut facilement être réacheminé vers des acheteurs internationaux prêts à payer davantage. En revanche, les provinces de l’intérieur comme l’Alberta bénéficient de la proximité des raffineries nationales et d’un risque d’exportation moindre. Edmonton et Calgary, par exemple, affichaient en février des moyennes autour de 118 et 122 cents le litre respectivement. En comparaison, Vancouver était déjà à 171 cents avant l’intensification du conflit.

La racine de la crise se trouve à des milliers de kilomètres, dans l’étroit détroit d’Ormuz. Cette voie navigable, large d’à peine trente-trois kilomètres à son point le plus étroit, canalise environ un cinquième du pétrole mondial. Depuis le déclenchement des hostilités, l’Iran a effectivement étranglé le trafic dans le détroit, créant un goulot d’étranglement qui se répercute sur les marchés mondiaux. Les pétroliers qui circulaient autrefois librement font maintenant face à des menaces d’attaque. Les compagnies maritimes réacheminent ou retardent leurs envois, et le coût de cette incertitude retombe directement sur les consommateurs.

Les partis d’opposition fédéraux ont saisi la frustration du public. Les dirigeants conservateurs réclament un allègement fiscal temporaire sur l’essence, arguant qu’Ottawa devrait protéger les ménages contre des chocs géopolitiques hors de leur contrôle. Le gouvernement fédéral, quant à lui, a maintenu que le Canada ne sera pas entraîné militairement dans le conflit. Mais l’économie ne respecte pas les frontières. Même si les troupes canadiennes restent à la maison, les portefeuilles canadiens ressentent chaque onde de choc provenant du golfe Persique.

De Haan souligne que la flambée du diesel entraîne des conséquences au-delà des véhicules personnels. Les prix du carburant pour avions ont presque doublé, faisant grimper les tarifs aériens pour quiconque espère prendre l’avion plutôt que conduire. L’épicerie, les matériaux de construction et pratiquement tous les biens de consommation qui se déplacent par camion verront des hausses de coûts répercutées tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Les agriculteurs qui se préparent pour les semailles printanières calculent s’ils peuvent se permettre de faire rouler leurs tracteurs et transporter leur grain. Les propriétaires de petites entreprises révisent leurs budgets. La pression inflationniste est vaste et implacable.

Les données les plus récentes de Statistique Canada, couvrant février, montrent un paysage national déjà sous tension. Halifax affichait une moyenne de 136,5 cents le litre. Montréal se situait à 150. Whitehorse, où les coûts de transport sont toujours plus élevés, atteignait près de 149. Ces chiffres sont antérieurs au conflit. Les données actualisées, attendues plus tard ce mois-ci, raconteront probablement une histoire plus sombre.

Il n’y a pas de réponses faciles. Le président américain Donald Trump, qui a fixé une échéance à l’Iran pour rouvrir le détroit, n’a pas encore exposé de plan concret pour résoudre l’impasse. Son silence lors de récentes allocutions nationales n’a fait qu’approfondir l’anxiété du marché. Les négociants en pétrole, incertains quant à la stabilité de l’approvisionnement, continuent de faire monter les prix. Tant que des solutions diplomatiques ou militaires n’émergent pas, la volatilité persistera.

Pour l’instant, les Canadiens s’adaptent par petits gestes. Certains pratiquent davantage le covoiturage ou regroupent leurs courses. La fréquentation du transport en commun à Vancouver et Toronto a légèrement augmenté, bien que les systèmes publics se remettent encore des déficits de financement de l’ère pandémique. Les employeurs revoient leurs politiques de travail à distance, soupesant les avantages environnementaux et financiers de moins de déplacements. Ces changements, bien que modestes, reflètent une population coincée entre des coûts croissants et des alternatives limitées.

Il y a aussi un questionnement tranquille autour de la politique énergétique. Le Canada produit des quantités importantes de pétrole, mais demeure vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux. Les conversations sur la souveraineté énergétique, les transitions vers les énergies renouvelables et les réserves stratégiques passent des documents politiques aux débats autour de la table de cuisine. C’est un paradoxe qui frustre beaucoup de gens. On exporte du carburant, mais on est pris en otage par des événements à l’autre bout du monde.

Sandra Kwong est arrivée chez elle ce jeudi après-midi. Elle a stationné sa Civic dans l’entrée, jeté un coup d’œil à la jauge d’essence et décidé que son prochain voyage pouvait attendre. La longue fin de semaine de Pâques, autrefois une occasion de visiter la côte, semble maintenant financièrement hors de portée. Elle n’est pas en colère, exactement. Juste fatiguée de s’ajuster. Fatiguée de consulter les applications d’essence avant de sortir de la maison. Fatiguée de budgéter autour de forces qu’elle ne peut pas contrôler.

Partout au pays, des millions de personnes font des calculs similaires. Le prix à la pompe est plus qu’un chiffre. C’est une mesure de la façon dont les conflits lointains façonnent la vie quotidienne, comment les systèmes mondiaux se croisent avec les routines locales. Et tant que le détroit d’Ormuz restera contesté, les Canadiens continueront de payer le prix de la géographie, de la géopolitique et de la réalité tenace que le pétrole fait encore tourner le monde.


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