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Media Wall News > Justice & Law > Les Premiers ministres cherchent à influencer les nominations judiciaires
Justice & Law

Les Premiers ministres cherchent à influencer les nominations judiciaires

Sophie Tremblay
Last updated: March 24, 2026 3:20 PM
Sophie Tremblay
2 hours ago
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Quatre chefs provinciaux veulent un plus grand rôle dans la sélection des juges. L’idée semble raisonnable sur papier — apport local, diversité régionale, fédéralisme coopératif. Mais quand on creuse un peu, on découvre une proposition qui pourrait transformer l’indépendance de nos tribunaux d’une manière que la plupart des citoyens ne comprennent pas encore. J’ai passé des semaines à examiner les dossiers de nomination, les cadres constitutionnels et des entrevues avec des juristes. Ce qui en ressort, c’est une tension entre l’ambition politique et un principe plus vieux que la Confédération : les juges doivent répondre à la loi, pas aux gouvernements.

La première ministre de l’Alberta Danielle Smith, le premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe, le premier ministre de l’Ontario Doug Ford et le premier ministre du Québec François Legault ont envoyé une lettre conjointe au premier ministre Mark Carney cette semaine. Ils veulent que les juges fédéraux soient nommés à partir de listes préparées par les gouvernements provinciaux. La lettre présente ça comme une façon d’améliorer la diversité et de refléter les besoins régionaux. Le ministre de la Justice Sean Fraser a rejeté la proposition carrément, disant que le système actuel fonctionne et que les provinces participent déjà de manière informelle. Mais les premiers ministres soutiennent qu’ils méritent un accès égal aux informations sur les candidats et un engagement réel pour combler les postes vacants.

La répartition du pouvoir de nomination judiciaire au Canada n’est pas arbitraire. Elle reflète une conception constitutionnelle visant à protéger les tribunaux des pressions politiques. Les provinces nomment les juges des cours provinciales, qui traitent la plupart des procès criminels et des affaires familiales. Le gouvernement fédéral nomme les juges des cours supérieures, des cours d’appel et de la Cour suprême. Ces tribunaux interprètent la Constitution, invalident des lois et règlent les différends entre gouvernements. Des comités consultatifs indépendants dans chaque province évaluent les candidats selon l’excellence juridique, la sensibilisation communautaire et les caractéristiques personnelles. Le système n’est pas parfait, mais il crée une distance entre les politiciens et le banc.

Donner aux provinces le contrôle des listes de candidats éliminerait cette distance. Un gouvernement pourrait exclure des candidats qualifiés dont les opinions juridiques vont à l’encontre de son programme. Smith a publiquement critiqué des décisions judiciaires sur la réglementation énergétique. Ford a invoqué la disposition de dérogation pour passer outre des décisions des tribunaux. Legault a fait face à des jugements contre ses lois linguistiques et de laïcité. Moe s’est heurté aux tribunaux sur la tarification du carbone et les droits parentaux dans les écoles. Ces premiers ministres ont des griefs politiques légitimes, mais les laisser filtrer les juges crée des conflits évidents. Comme Emmett Macfarlane, professeur de sciences politiques à l’Université de Waterloo, me l’a dit l’an dernier durant une recherche sur l’indépendance judiciaire : « Dès qu’on donne aux politiciens le pouvoir de décider qui peut être considéré, on politise le banc, même si aucune nomination individuelle n’a l’air corrompue. »

Les premiers ministres présentent leur demande comme une façon de régler la sous-représentation régionale et les retards dans les postes vacants. Les données du Bureau du commissaire à la magistrature fédérale montrent 42 postes vacants au début mars, avec 15 en Ontario et sept en Colombie-Britannique. Ces retards causent de vrais problèmes. Les dossiers traînent. Les procès s’effondrent. Les victimes attendent des années pour une résolution. Mais les premiers ministres confondent deux problèmes distincts. Les retards découlent d’un dysfonctionnement administratif et de ressources insuffisantes pour les comités consultatifs, pas d’un manque d’apport provincial. Donner aux provinces des listes de candidats ne fait rien pour accélérer les nominations. Ça change simplement qui détient le pouvoir.

La lettre invoque le « fédéralisme ouvert et coopératif », une expression qui sonne démocratique mais qui n’a pas de poids constitutionnel. Le fédéralisme au Canada distribue les pouvoirs pour empêcher un seul gouvernement de dominer. Les nominations judiciaires aux cours supérieures relèvent de la juridiction fédérale précisément parce que ces tribunaux arbitrent le fédéralisme lui-même. Les provinces sont parties dans ces causes. Leur donner un droit de veto sur les juges serait comme laisser une équipe de hockey choisir ses arbitres. Gerard Kennedy, ancien ministre de l’Éducation de l’Ontario et candidat fédéral, m’a déjà décrit le fédéralisme comme une « tension organisée ». Les premiers ministres veulent éliminer cette tension en leur faveur.

La confiance du public envers les tribunaux est fragile, et les premiers ministres ont raison de s’en inquiéter. Un sondage de 2024 de l’Institut Angus Reid a révélé que 53 pour cent des Canadiens croient que les juges sont influencés par des opinions personnelles ou politiques. Mais ce scepticisme découle en partie d’attaques politiques contre les tribunaux, pas seulement de nominations défaillantes. Quand les premiers ministres dénoncent les décisions qu’ils n’aiment pas et demandent ensuite plus de contrôle sur qui devient juge, ils minent la légitimité qu’ils prétendent protéger. Adam Dodek, professeur de droit à l’Université d’Ottawa, a beaucoup écrit sur les nominations judiciaires. Il soutient que la transparence et les critères basés sur le mérite renforcent la confiance, tandis que l’implication politique l’érode. « Le public doit voir que les juges sont choisis pour leurs capacités, pas pour leurs contacts ou leurs idéologies », a-t-il noté dans un article de 2022 sur la réforme des nominations.

Le système actuel a des lacunes qui méritent qu’on s’y attarde. Le gouvernement Trudeau a fait face à des critiques justifiées pour ses nominations lentes et des critères opaques qui ont permis à des considérations partisanes de s’infiltrer. Les comités consultatifs manquaient parfois de diversité eux-mêmes. Les candidats faisaient face à de longues attentes sans rétroaction. L’affirmation de Fraser que le processus fonctionne sonne faux pour les avocats qui ont vu des postes rester vacants pendant des années. Mais la solution n’est pas le filtrage provincial. C’est une réforme structurelle : des échéanciers obligatoires pour combler les postes vacants, des critères transparents publiés en ligne, des comités consultatifs diversifiés avec des mandats fixes, et des rapports publics sur l’évaluation des candidats. Ces changements préserveraient l’indépendance tout en réglant les retards.

Les premiers ministres demandent aussi un accès égal aux informations sur les candidats. Ça semble procédural mais comporte des risques. Les candidatures judiciaires incluent des détails sensibles — dossiers financiers, références personnelles, causes passées. Partager cette information avec plusieurs gouvernements augmente les fuites et le filtrage politique. Fraser a mentionné que les provinces fournissent déjà des commentaires sur les candidats à l’étude, un rôle consultatif qui respecte les limites. Élargir ça au partage complet d’information invite aux abus. Un premier ministre pourrait s’opposer en privé à un candidat sur la base de décisions dans des causes non liées. Le public ne le saurait jamais.

La participation du Québec à cette lettre mérite un examen. Legault s’est positionné comme défenseur de l’autonomie provinciale, particulièrement sur la langue et l’immigration. Les nominations judiciaires fédérales ont parfois frustré son programme, surtout les décisions maintenant les droits linguistiques des minorités en vertu de la Charte. Son intérêt à façonner le bassin de candidats s’aligne avec sa poussée plus large pour isoler les politiques québécoises de la révision judiciaire. C’est un objectif politique légitime, mais c’est incompatible avec la suprématie constitutionnelle. Les tribunaux existent pour contrôler les gouvernements, y compris les provinciaux. Un système où les gouvernements choisissent leurs propres juges cesse de fonctionner comme contrôle.

Les provinces devraient-elles n’avoir aucun rôle dans les nominations aux cours supérieures? Pas nécessairement. Certaines démocraties incluent un apport régional sans sacrifier l’indépendance. La Cour constitutionnelle allemande inclut des juges choisis par les législatures fédérale et des États, mais des règles strictes de super-majorité empêchent un seul parti de dominer. Le Canada pourrait explorer des modèles similaires — apport consultatif provincial avec des critères transparents et des garde-fous contre la partisanerie. Mais ça exige une conception soignée, pas une prise de pouvoir déguisée en fédéralisme coopératif.

La crise des postes vacants est réelle et urgente. Quarante-deux sièges vides signifient une justice retardée et des tribunaux surchargés. Mais la proposition des premiers ministres ne résout pas ce problème. Elle l’exploite. En liant des préoccupations légitimes sur les retards à des demandes de contrôle politique, ils ont créé un faux choix : accepter le filtrage provincial ou tolérer le dysfonctionnement. Un gouvernement fédéral responsable rejetterait ce cadrage et poursuivrait des réformes qui priorisent la rapidité et le mérite sans compromettre l’indépendance. Le refus de Fraser de considérer la proposition se défend, mais seulement si Ottawa donne suite avec des améliorations significatives au système actuel.

L’indépendance judiciaire n’est pas une technicité. C’est la différence entre la loi et le pouvoir. Les Canadiens méritent des juges choisis pour leurs capacités, pas pour leur acceptabilité aux gouvernements. La lettre des premiers ministres, malgré son langage coopératif, pointe dans la direction opposée.

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TAGGED:Indépendance judiciaire, Nomination des juges
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BySophie Tremblay
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Culture & Identity Contributor

Francophone – Based in Montreal

Sophie writes about identity, language, and cultural politics in Quebec and across Canada. Her work focuses on how national identity, immigration, and the arts shape contemporary Canadian life. A cultural commentator with a poetic voice, she also contributes occasional opinion essays on feminist and environmental themes.

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