Un rassemblement de deux jours en Saskatchewan réunira des voix de partout au pays pour discuter de comment rendre les jeunes actifs, en santé et connectés à leur culture.
La 13e Conférence nationale annuelle sur l’activité physique et le mieux-être autochtone revient sur le territoire de la Première Nation Whitecap Dakota ce mois de mai. Les organisateurs affirment s’attendre à ce que ce soit le plus grand rassemblement à ce jour axé sur le sport et le mieux-être pour les communautés des Premières Nations, métisses et inuites. Le thème de cette année porte sur la motivation des jeunes à participer au sport et aux activités traditionnelles.
Ça se passe les 15 et 16 mai au Dakota Dunes Resort. Les gens peuvent y assister en personne ou se joindre virtuellement de n’importe où au pays.
Plus de 30 conférenciers partageront comment les connaissances autochtones et les pratiques communautaires peuvent renforcer le mieux-être. L’accent sur les jeunes marque un changement par rapport aux années précédentes. Les organisateurs de la conférence veulent créer un espace pour des discussions franches sur comment le sport peut valoriser les jeunes tout en honorant les façons traditionnelles de rester actif.
Le sport a toujours été plus qu’une compétition dans les communautés autochtones. Il connecte les gens à la terre, à la culture et entre eux. Mais faire participer les jeunes n’est pas toujours simple. Des obstacles comme les manques de financement, l’absence d’installations et la distance des programmes demeurent des défis bien réels dans plusieurs communautés.
Sask Sport, l’organisme provincial qui coordonne l’événement, travaille avec des partenaires autochtones pour bâtir une programmation qui reflète les besoins des communautés. Ils ont constaté un intérêt croissant pour mélanger les modèles sportifs occidentaux avec les activités physiques traditionnelles comme le canotage, la raquette et la danse.
La conférence attire des entraîneurs, des coordonnateurs en loisirs, des travailleurs de la santé et des leaders communautaires. Plusieurs viennent de régions rurales et éloignées où les ressources sont rares. Ils cherchent des idées pratiques qu’ils peuvent ramener chez eux et utiliser tout de suite.
L’engagement des jeunes est devenu une priorité politique à tous les paliers de gouvernement. Ottawa a annoncé un nouveau financement l’an dernier visant à augmenter la participation des jeunes autochtones au sport. Les programmes provinciaux ont suivi avec leurs propres engagements. Mais l’argent seul ne règle pas le problème si la programmation ne convient pas à la communauté.
Les conférenciers aborderont comment concevoir des programmes qui fonctionnent pour les jeunes autochtones. Ça veut dire comprendre ce qui les motive, ce qui les retient et comment la culture peut être tissée dans l’activité. Ça veut aussi dire écouter les jeunes eux-mêmes sur ce qu’ils veulent.
Les activités traditionnelles offrent une avenue que plusieurs communautés explorent. Ces pratiques portent un sens culturel que le sport organisé manque parfois. Elles se déroulent aussi sur la terre, ce qui renforce la connexion au territoire et aux connaissances traditionnelles. Les aînés jouent souvent un rôle dans l’enseignement, ce qui bâtit des liens intergénérationnels.
Mais il y a aussi de la place pour le hockey, le basketball, le soccer et d’autres sports populaires. La clé est de s’assurer que les programmes sont accessibles et accueillants. Ça inclut avoir des entraîneurs et des modèles autochtones, créer des espaces sécuritaires et respecter les pratiques culturelles.
Les données de sondages récents montrent que les jeunes autochtones veulent être actifs. Les taux de participation, par contre, traînent derrière la population générale. Le coût est un facteur. L’accès aux installations et aux programmes aussi. Dans certaines communautés, il n’y a tout simplement pas d’options à proximité.
La conférence examinera des solutions qui ont fonctionné ailleurs. Certaines communautés ont construit des centres de mieux-être qui combinent sport, culture et soutien en santé mentale. D’autres ont lancé des programmes mobiles qui se déplacent vers les régions éloignées. Des partenariats entre écoles, services de santé et organismes sportifs ont également montré des résultats prometteurs.
La motivation des jeunes ne se limite pas à faire venir les jeunes. C’est de les garder engagés à long terme. Ça demande des entraîneurs qui comprennent les pratiques tenant compte des traumatismes, des programmes qui bâtissent la confiance et des espaces où les jeunes sentent qu’ils ont leur place.
La santé mentale et le mieux-être physique sont profondément liés. Plusieurs conférenciers aborderont comment le sport peut soutenir la santé mentale des jeunes autochtones. L’activité réduit le stress, bâtit la résilience et crée la communauté. Ces bénéfices comptent encore plus dans les communautés qui vivent avec les impacts continus de la colonisation.
L’option virtuelle élargit la portée au-delà de ceux qui peuvent voyager. Elle permet aux plus petites communautés d’envoyer des participants sans les coûts d’hôtel et de vols. Le modèle hybride de l’an dernier a attiré des participants de chaque province et territoire. Les organisateurs s’attendent à des chiffres similaires cette fois-ci.
La Première Nation Whitecap Dakota a été un partenaire solide pour accueillir l’événement. La communauté a ses propres initiatives de mieux-être et programmation jeunesse. Tenir la conférence sur un territoire de Première Nation renforce le message que les communautés autochtones mènent ce travail.
Le rassemblement crée aussi des opportunités de réseautage. Les gens qui travaillent en isolement peuvent se connecter avec d’autres qui font face à des défis similaires. Ils partagent des stratégies, bâtissent des partenariats et apprennent des succès et des revers des autres.
Les discussions politiques auront aussi leur place. Les participants veulent parler de ce qui doit changer au niveau systémique. Ça inclut les modèles de financement, l’investissement en infrastructure et comment les gouvernements peuvent mieux soutenir les initiatives menées par les communautés.
La conférence arrive à un moment où les efforts de réconciliation sont sous surveillance. Les actions comptent plus que les mots. Soutenir la programmation de mieux-être et de sport menée par les Autochtones est une façon concrète d’appuyer les engagements.
Les détails d’inscription et la liste complète des conférenciers sont disponibles sur le site web de Sask Sport. Les tarifs lève-tôt s’appliquent jusqu’à la fin mars. Des rabais pour étudiants et organismes communautaires sont également offerts.
Pour ceux qui travaillent dans la santé autochtone, le sport ou la programmation jeunesse, la conférence offre des outils pratiques et de l’inspiration. Pour les décideurs politiques, c’est une chance d’entendre directement des communautés ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.
Les jeunes sont l’avenir des communautés autochtones. Investir dans leur mieux-être par le sport et l’activité traditionnelle renforce non seulement les individus mais des nations entières. Les conversations qui auront lieu en mai pourraient façonner la programmation pour les années à venir.